Adéu a Nihil Obstat | Hola a The Catalan Analyst

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dijous, 22 d’abril de 2004

Els soldats espanyols i la població iraquiana de Diwaniyah lamenten la retirada ordenada per Zapatero

La pràctica totalitat dels mitjans de comunicació espanyols continuen mantenint la unitat sense fisures respecte la informació que dónen del conflicte iraquià. Una informació que sistemàticament magnifica el negatiu i exclou el positiu, amb la finalitat política declarada d'atacar -abans- el PP i defensar -ara- la política d'escapada del govern del PSOE. És per aquest motiu que la cobertura informativa de la retirada de les tropes espanyoles s'està presentant com el desig dels soldats per tornar a casa, cansats d'actuar com a forces colonial-imperialistes, i l'alegria del poble iraquià per la retirada de les forces d'ocupació.

Resulta sorprenent, però, que altres mitjans de comunicació, tan poc sospitosos de ser neroconservadors com The Independent del Regne Unit o l'agència France Press, dónin una versió bastant diferent de l'opinió dels soldats espanyols i dels ciutadans iraquians respecte la retirada.


Despatx de l'Agència France Press

Les Espagnols vont passer la main à la coalition
par Sam DAGHER et Antonio SCORZA

DIWANIYAH (Irak), 22 avr (AFP) - Les soldats espagnols en Irak s'apprêtent à céder leurs positions à d'autres contingents de la coalition, et leurs commandants insistent sur le fait qu'ils ont mené leur mission avec honneur en faisant face aux récentes attaques.

A la base de Diwaniyah, dans le sud chiite de l'Irak, les officiers espagnols disent exécuter les ordres venus de Madrid et ne pas être habilités à exprimer leurs opinions au sujet du retrait décidé par leur gouvernement.

Mais les simples soldats, qui disent refléter le sentiment de la majorité du contingent, se déclarent opposés à la décision de leur Premier ministre José Luis Rodriguez Zapatero de faire rentrer à la maison les 1.432 hommes stationnés dans cette région et dans la ville sainte de Najaf.

Une unité logistique venue d'Espagne est déjà à pied d'oeuvre pour coordonner le retrait après la déclaration du ministre de la Défense José Bono annonçant que le processus était enclenché et serait rapidement mené à bien.

"La mission ne consiste pas seulement à réunir notre équipement et à partir, mais à le faire de manière organisée et à pouvoir transférer les positions à nos successeurs dans les meilleurs conditions", explique le lieutenant-colonel José Luis Puig, porte-parole de l'unité chargée de superviser le retrait.

Il refuse de donner un calendrier d'évacuation ou de préciser les pays de la coalition qui remplaceront les Espagnols. En tout cas, aucun signe de départ n'est visible.

"Je suis satisfait des cinq mois passés ici. Ce fut pour moi une grande expérience professionnelle et je suis prêt à le refaire", confie le capitaine José Miguel Garces, qui doit quitter l'Irak dans une semaine.

Le simple soldat Marco Antonio Laguna, qui part dans trois jours, s'enorgueillit d'avoir aidé à rétablir la sécurité pour les Irakiens. Il montre volontiers sa blessure au bras qu'il a reçue lorsque sa patrouille à été attaquée il y a 12 jours par des miliciens du chef radical chiite Moqtada Sadr.

Mais en privé, certains confient que "l'honneur de l'armée espagnole" a été terni par le brusque retrait, spécialement après les récentes attaques de la milice chiite.

Moqtada Sadr a donné ordre à sa milice de cesser les attaques contre les soldats espagnols pendant leur retrait. Avant la rébellion chiite, les forces espagnoles était relativement épargnées par les attaques, qui frappaient surtout les soldats américains.

Dans les rues de Diwaniyah, certains Irakiens estiment que les Espagnols ont cédé "au terrorisme ici et dans leur pays" et que leur départ plongera dans l'anarchie le pays et ouvrira la voie au règne des miliciens. Ce sentiment prévaut également à Najaf où les miliciens chiites sont visibles en dépit de la présence espagnole.

Certains soldats ont le sentiment de partir alors qu'il y a encore beaucoup de pain sur la planche pour reconstruire le pays, car le contingent espagnol était impliqué dans plusieurs projets à Diwaniyah.

Le plus important était la modernisation de la maternité de la ville pour un coût de 1,5 million de dollars. Les travaux ont commencé à novembre et les médecins ont le sentiment que l'Espagne part trop tôt.

Le porte-parole des troupes espagnoles, le lieutenant Guillermo Novelles, a indiqué que l'avenir des projets serait décidé à Madrid.

En dehors du code d'honneur et de leur désir de finir leur travail, certains Espagnols ont le sentiment de laisser des amis à Diwaniyah.

Trois soldats tenant le barrage à l'entrée de la base rient avec un paysan irakien qui parle un mauvais espagnol. "Ils vont me manquer, je m'étais habitué à eux", dit-il.

Wblog del periodista britànic Johann Hari del diari "The Independent"