Adéu a Nihil Obstat | Hola a The Catalan Analyst

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dimarts, 25 d’abril de 2006

Brussel·les aprova la compra d’Endesa per E.ON i decideix sancionar Madrid per obstruccionisme

Nota oficial de l’acord adoptat per la Comissió Europea

Informació de l'Agència France Press:
BRUXELLES, 25 avr 2006 (AFP) - La Commission européenne a dégagé mardi la voie au rachat de l'électricien espagnol Endesa par l'allemand E.ON, en estimant l'opération conforme aux règles de la concurrence et en annonçant la sanction prochaine de Madrid qui tente de bloquer ce rachat. L'action de la Commission sape encore un peu plus les espoirs du gouvernement espagnol de former un géant énergétique ibérique, en mariant Endesa à son compatriote Gas Natural.

Bruxelles a en effet jugé mardi que l'offre du géant allemand sur Endesa, d'un montant de 29,1 milliards d'euros, "n'entraverait pas de façon significative" la concurrence en Europe ou dans une partie de l'Europe, dans un communiqué. Les services de la concurrence de la Commission ont notamment estimé "peu probable que l'opération prévue ait une incidence négative sensible sur la concurrence sur les marchés de l'énergie en France, en Italie, en Allemagne, en Pologne et en Espagne en particulier, ainsi que dans l'Espace économique européen (UE plus Islande, Liechtenstein, Norvège, NDLR) dans son ensemble".

Autre mauvaise nouvelle pour Madrid et ses espoirs de voir Endesa et Gas Natural former un champion énergétique européen : la Commission devrait lancer le 3 mai une procédure d'infraction contre le décret-loi adopté par le gouvernement espagnol pour contrer l'OPA d'E.ON sur Endesa.

Gas Natural avait annoncé en septembre 2005 une OPA hostile de 22,5 milliards d'euros sur son compatriote, avec la bénédiction du gouvernement espagnol. Mais l'opération, déjà compromise par la contre-offre supérieure d'E.ON, a subi un nouveau revers vendredi. Le Tribunal suprême espagnol a en effet suspendu provisoirement l'autorisation du gouvernement à cette OPA, après qu'Endesa eut déposé un recours.

Le décret-loi en question, adopté le 24 février, soit quatre jours après l'annonce par E.ON de son OPA sur Endesa, renforce les prérogatives du régulateur espagnol, la Commission nationale de l'énergie (CNE), en lui permettant d'étudier des opérations d'acquisition pouvant affecter les intérêts stratégiques du pays. La CNE a reçu mercredi les documents d'E.ON relatifs à son offre sur Endesa. Le ministre espagnol de l'Industrie, José Montilla, a immédiatement mis en doute certaines allégations faites par l'allemand, qui affirme notamment qu'en rachetant Endesa il améliorerait les garanties d'approvisionnement en énergie des consommateurs espagnols.

Plusieurs Etats membres ont taxé le décret-loi espagnol de tentative de protectionnisme contraire aux règles du "grand marché" européen, comme ils ont dénoncé l'attitude du gouvernerment français, qui a annoncé une fusion entre Gaz de France et le groupe privé français Suez afin d'éviter que ce dernier ne soit racheté par l'italien Enel. La Commission a indiqué mardi qu'elle poursuivait toujours l'analyse des réponses françaises à ses interrogations sur l'attitude de Paris dans ce dossier. "On n'a jamais dit que nous avions l'intention d'ouvrir une procédure contre la France. On veut rassembler des informations pour comprendre la chronologie des événements", a indiqué un porte-parole. L'affaire E.ON/Endesa est plus simple "car on a un texte dont on vérifie la conformité au droit communautaire", a ajouté ce porte-parole. La commissaire à la Concurrence, Neelie Kroes, a fait de l'ouverture des marchés européens de l'énergie une priorité. Début avril, elle a épinglé 17 des 25 Etats membres accusés de tarder à ouvrir à la concurrence leurs marchés du gaz et de l'électricité.