Adéu a Nihil Obstat | Hola a The Catalan Analyst

Després de 13 anys d'escriure en aquest bloc pràcticament sense interrumpció, avui el dono per clausurat. Això no vol dir que m'hagi jubilat de la xarxa, sinó que he passat el relleu a un altra bloc que segueix la mateixa línia del Nihil Obstat. Es tracta del bloc The Catalan Analyst i del compte de Twitter del mateix nom: @CatalanAnalyst Us recomano que els seguiu.

Moltes gràcies a tots per haver-me seguit amb tanta fidelitat durant tots aquests anys.

divendres, 18 d’abril de 2008

Moren més joves per suïcidi que en accident de circulació

No són xifres de l'infern nord-americà; són xifres del paradís europeu. "Desenes de milers" de nens i joves d'entre 11 i 24 anys se suïciden cada any a la Unió Europea, superant el nombre de víctimes en accident de circulació. Aquesta crua realitat es recull en una resolució que acaba de publicar l'Assemblea del Consell d'Europa, que ha denunciat el tabú que envolta aquest fenòmen i ha demanat que el problema esdevingui una prioritat política i s'acabi amb el silenci informatiu que l'envolta.
Le suicide touche profondément les sociétés occidentales. Il tue plus que les accidents de la route. Parmi les Etats membres du Conseil de l’Europe, la Fédération de Russie, la Hongrie et la Slovénie figurent parmi les pays où le taux de suicides est le plus important Il touche toutes les catégories de la population et notamment, les enfants et les adolescents.

Parmi les jeunes, 2/3 des cas sont des jeunes hommes et 1/3 des cas des jeunes femmes dont la tranche d’âge se situe entre 11 et 24 ans. Cette proportion étant inversée pour les tentatives de suicide. Si les tentatives de suicide sont surtout un cri d’alarme ou un geste de souffrance, l’acte suicidaire est un geste beaucoup plus violent, qui est parfois planifié et répété pendant un certain temps.

L’adolescence, période transitoire de la vie qui varie selon les traditions nationales, peut schématiquement se situer entre 11 et 24 ans. Elle représente surtout le moment où l’on se cherche pour se construire, ce qui se traduit très souvent par un besoin de tout contrôler, même sa mort. Les adolescents se font souvent des confidences qui subliment la mort et la douleur.

Le suicide est lié à l’interaction complexe de différents facteurs, à savoir les troubles mentaux, la pauvreté, l’abus de drogues et d’alcool, l’isolement, le deuil, les difficultés relationnelles, les problèmes liés au travail et les discriminations subies. Le suicide demeure un révélateur du mal-être social moins lié à l’alcoolisme que dans le passé, mais lié surtout à la montée du chômage et de la précarité ainsi qu’au relâchement des liens familiaux. Pour beaucoup d’adolescents, le suicide est lié à une situation d’échec ou de peur de l’échec. En outre, il est prouvé que l’abus d’alcool ou de drogue est associé au suicide des jeunes et que les addictions fournissent souvent le terrain propice au suicide chez les jeunes.

En Europe, le taux de suicide est souvent bas dans les pays où la religion occupe une place importante comme en Italie ou en Pologne, de même que dans les pays musulmans et dans quelques pays asiatiques. Les croyances religieuses peuvent permettre de prévenir le suicide car pour les croyants de toutes les religions, seul Dieu peut décider de la mort. Enfin, les religions offrent un cadre communautaire partageant des valeurs de vérité ou de paix et permettent aux adolescents de se sentir intégrés dans un groupe à un moment donné où l’adolescent recherche la reconnaissance des adultes et de ses pairs. Mais cette démarche peut également conduire à des dérives notamment à l’intérieur de sectes ou de mouvements religieux millénaristes, où l’endoctrinement peut conduire à des suicides collectifs ou à une volonté de mettre fin à sa vie pour rejoindre un monde meilleur. Ce fut le cas par exemple en Albanie en février 2005 où plusieurs enfants de 9 à 16 ans se suicidèrent après avoir eu des contacts avec des témoins de Jéhovah.