Adéu a Nihil Obstat | Hola a The Catalan Analyst

Després de 13 anys d'escriure en aquest bloc pràcticament sense interrumpció, avui el dono per clausurat. Això no vol dir que m'hagi jubilat de la xarxa, sinó que he passat el relleu a un altra bloc que segueix la mateixa línia del Nihil Obstat. Es tracta del bloc The Catalan Analyst i del compte de Twitter del mateix nom: @CatalanAnalyst Us recomano que els seguiu.

Moltes gràcies a tots per haver-me seguit amb tanta fidelitat durant tots aquests anys.

dijous, 16 d’octubre de 2008

La vida dels altres, versió francesa

Després dels cuaderns negres del general Rondot, en mans de la justícia des de fa dos anys, l'última brutícia de l'era Chirac arriba ara amb els cuaderns de l'antic cap dels serveis secrets francesos, Yves Bertrand. S'espiava tot, especialment el llit, de gairebé tothom. Ho publica Le Point:
Yves Bertrand, l’homme qui a dirigé les Renseignements généraux pendant douze ans, notait tout dans ses carnets. Le Point a eu entre les mains les 23 cahiers à spirale qui courent de 1998 à 2003. Coups tordus, déstabilisation politique, indiscrétions sur le tout-Paris... Un voyage sous les jupes de la République.

Lundi 27 janvier 2003, d’une écriture ronde et en soulignant certains noms propres, le patron des Renseignements généraux, Yves Bertrand, relate en détail dans un carnet à spirale qui ne le lâche jamais les conditions de la séparation de Nicolas Sarkozy de sa première femme, sur fond d’adultère. Le tout complété de renseignements sur Cécilia, ses parents et son ex-mari, Jacques Martin. A cette époque, Bertrand collectionne toutes les informations, même anciennes, susceptibles de pouvoir déstabiliser son ministre de l’Intérieur, futur candidat à la présidentielle.

Le Point a pu consulter dans leur intégralité le contenu de ce carnet et des vingt-deux autres, saisis le 16 janvier 2008, au domicile de celui qui a dirigé près de douze ans les RG. La justice n’en a extrait que ce qui concernait l’affaire Clearstream. Depuis, des centaines de pages noircies à la main par Yves Bertrand dorment sous scellés au palais de justice de Paris.

On y trouve, pêle-mêle, le nom de ses informateurs, le compte rendu de ses conversations, ses rendez-vous, les enquêtes secrètes qu’on lui commande, avec l’identité des donneurs d’ordre, les promotions ou les renvois d’ascenseur à tel syndicaliste. Bertrand prend également soin d’amasser du « biscuit » sur ses concurrents place Beauvau. Tel directeur général de la police se retrouve ainsi dans les carnets, impliqué dans un achat d’or au Liban. Au fil des pages apparaît une certaine Henriette, la fonctionnaire qui distribuait l’argent secret du ministère de l’Intérieur. Et au milieu les rendez-vous d’Yves Bertrand chez le dentiste, le relevé de ses comptes bancaires, la liste des courses ou la litière du chat à changer. Les carnets, qui courent de mai 1998 à novembre 2003, dévoilent aussi le travail de basse police orchestré par « YB ». Manipulations, coups tordus, renseignements d’alcôve, tuyaux percés. Avec quelques bouffées délirantes, lorsque le patron des RG consigne que tel chef d’Etat africain est « marabouté ». Tout ce qui a récemment nourri la polémique sur Edvige, le fichier de police qui prévoyait d’indiquer l’orientation philosophique, religieuse, les préférences sexuelles ou les informations sur la santé des personnalités publiques, se trouvait déjà dans les carnets d’Yves Bertrand. La bisexualité de tel ministre, la consommation de cocaïne ou les problèmes fiscaux de tel autre, l’ardoise laissée par un ancien Premier ministre dans un grand hôtel parisien... tout y est. C’est pour avoir tenté de dénoncer ces dérives, avec trois autres policiers, en 1995, que l’ancien commissaire des RG Patrick Rougelet s’est fait révoquer. « J’ai vu des gens craquer parce qu’on leur demandait de faire des choses inavouables », raconte l’auteur de « RG, la machine à scandales ».