Adéu a Nihil Obstat | Hola a The Catalan Analyst

Després de 13 anys d'escriure en aquest bloc pràcticament sense interrumpció, avui el dono per clausurat. Això no vol dir que m'hagi jubilat de la xarxa, sinó que he passat el relleu a un altra bloc que segueix la mateixa línia del Nihil Obstat. Es tracta del bloc The Catalan Analyst i del compte de Twitter del mateix nom: @CatalanAnalyst Us recomano que els seguiu.

Moltes gràcies a tots per haver-me seguit amb tanta fidelitat durant tots aquests anys.

dimarts, 11 de novembre de 2008

Moralitzar el capitalisme?

Jean-Louis Caccomo:
Aucun système ne peut fonctionner si l’homme perd le sens des valeurs morales. Ce n’est pas le capitalisme qu’il faut moraliser, c’est l’homme moderne lui-même qui a trop vite oublié que la liberté n’est pas l’absence de contrainte, qu’il n’y a pas de droits sans devoirs, que l’on ne peut consommer des richesses sans participer à leur production et reproduction, que l’endettement est une fuite en avant s’il ne donne pas lieu à un investissement, donc une production de richesse future.

(...)

L’économie ne se réduit pas à des chiffres ou des flux financiers. La finance et le commerce reposent sur la confiance en l’autre, d’où peuvent naitre les relations d’échange sans lesquelles aucune prospérité n’est possible. Mais cette société de confiance a progressivement disparu sous l’effet d’une fuite en avant consistant à confondre la liberté avec la satisfaction immédiate des pulsions consuméristes. On consomme pour avoir, pour posséder en oubliant que personne ne peut s’épanouir dans la consommation. Etre ou avoir, telle est la question !

(...)

La philosophie libérale, qui nous vient de l’époque des Lumières, avant d’être une apologie aveugle du marché, est d’abord justement un ensemble de valeurs morales fondées sur l’équilibre toujours délicat mais indispensable entre les droits et les devoirs, entre l’effort et la récompense, entre revenu et rendement, entre salaires et productivité. La société moderne a précisément voulu tourner le dos à toutes ses contraintes. Pour peu que ces équilibres ne soient plus respectés, à force de multiplier des droits en exonérant les devoirs correspondants, à force de distribuer du revenu sans contrepartie en termes de production de richesse, les bulles nous éclatent toujours à la figure.

Il est certain que les gouvernements ne peuvent pas rester sans rien faire devant la situation actuelle. Cependant, il faut veiller à ne pas renforcer les causes du mal. C’est donc l’interventionnisme lui-même qu’il faut repenser car la crise mondiale n’éclate pas nécessairement du fait d’une absence de gouvernance mondiale ou de la dérégulation, mais de l’accumulation dans tous les pays de réglementations inadaptées aux enjeux de l’économie moderne. Loin d’être une « jungle libérale », le monde moderne est de plus en plus réglementé. Chacune des réglementations considérées isolément a sans doute des intentions louables et des motivations légitimes (protéger la santé des consommateurs, protéger l’environnement, respecter des normes de qualité, lutter contre les discriminations…), mais l’accumulation des réglementations se traduit par une charge financière qui pèse en dernière instance sur les entreprises.