Adéu a Nihil Obstat | Hola a The Catalan Analyst

Després de 13 anys d'escriure en aquest bloc pràcticament sense interrumpció, avui el dono per clausurat. Això no vol dir que m'hagi jubilat de la xarxa, sinó que he passat el relleu a un altra bloc que segueix la mateixa línia del Nihil Obstat. Es tracta del bloc The Catalan Analyst i del compte de Twitter del mateix nom: @CatalanAnalyst Us recomano que els seguiu.

Moltes gràcies a tots per haver-me seguit amb tanta fidelitat durant tots aquests anys.

dilluns, 9 de març de 2009

Els predicadors de l'apocalipsi, a la picota

Els temps estan canviant? No ho sé, però si el mur del pensament únic políticament correcte sembla esquerdar-se a França és que alguna cosa es mou. El passat 19 de febrer la cadena de televisió francesa France 2 va emetre un reportatge titulat, ni més ni menys, que "Les Prêcheurs de l’apocalypse - Quand l’écologie perd la raison". Es tracta d'un documental realitzat pels periodistes Jérôme Lambert i Philippe Richard sobre la base d'un llibre de Jean de Kervasdouec publicat l'any 2007 amb el mateix títol. Ho comenta Basile de Koch a Le Causeur:
Les deux auteurs, Jérôme Lambert et Philippe Richard, ne donnent la parole qu’à la communauté scientifique. Disons-le tout net : ce parti pris assumé change agréablement des vaticinations catastrophistes dont nous nous tympanisent ordinairement les “spécialistes” de l’écologie sélectionnés par les médias (José Bové, Nicolas Hulot, Noël Mamère et autres “charbonniers”, auxquels la foi verte tient lieu de connaissance des dossiers…)

Ce sont donc ici trente chercheurs du monde entier qui nous parlent, entre autres, de l’évolution de l’agriculture, de la sécurité alimentaire et des besoins de la planète en la matière. Entre leurs analyses et les prophéties des intégristes verts, il y a un monde ; le problème, c’est que c’est le nôtre !

Pour nos savants, l’écologie bien comprise ne saurait être un caprice intellectuel de pays riches et bien nourris ; elle doit prendre en compte aussi toute une partie de l’humanité – l’essentiel – pour qui la « nature », divinisée par nos naturistes professionnels, est aussi synonyme de cataclysmes, d’épidémies et de famines.

D’ores et déjà, un milliard d’êtres humains vivent, ou plutôt survivent, avec la faim au ventre. D’ici cinquante ans, la population mondiale va passer de 6 à 9 milliards d’individus. Dans ces conditions, la principale question écologique qui se pose à nous (à moins que la nature ne soit plus importante que l’homme !), c’est : comment augmenter la production agricole pour nourrir tout ce monde ?

Certainement pas en s’interdisant de bouger au nom du sacro-saint “principe de précaution”, qui s’est déjà révélé générateur de catastrophes humaines. Ainsi du virage généralisé vers les biocarburants, qui a mécaniquement aggravé la crise alimentaire chez les plus défavorisés : on prive l’homme pour nourrir la machine ! Ainsi de l’interdiction du DDT, qui a eu pour principal effet, tout “naturellement”, de soumettre à nouveau à la malaria de très nombreuses populations qui venaient d’en sortir !

Ainsi encore de la mobilisation fanatique contre les OGM – ces “mauvaises herbes” que fauche avec une si bonne conscience l’omni-inconscient José Bové, qui a toujours une erreur d’avance…