Adéu a Nihil Obstat | Hola a The Catalan Analyst

Després de 13 anys d'escriure en aquest bloc pràcticament sense interrumpció, avui el dono per clausurat. Això no vol dir que m'hagi jubilat de la xarxa, sinó que he passat el relleu a un altra bloc que segueix la mateixa línia del Nihil Obstat. Es tracta del bloc The Catalan Analyst i del compte de Twitter del mateix nom: @CatalanAnalyst Us recomano que els seguiu.

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dimecres, 2 de febrer de 2011

La revolta egipcia té dos enemics: Mubarak i els Germans Musulmans

Bernard-Henri Lévy analitza les diferències entre les revoltes tunisiana i egipcia i explica perquè Egipte no pot ser Tunísia.
Bien sûr, il y a des points communs entre la révolution du jasmin en Tunisie et la révolte, aujourd’hui, de l’Egypte.

Le despotisme de Moubarak au moins aussi abject que celui de Ben Ali.
Le même mur de la peur qui tombe, les cent fleurs d’une liberté de parole tout aussi inédite et qui s’épanouissent un peu partout ne-disait-on pas, en Egypte, que le seul endroit où l’on avait le droit d’ouvrir la bouche, c’était chez le dentiste ?

La beauté de l’insurrection ; sa dignité ; cette chaîne humaine, par exemple, qui s’est spontanément organisée pour protéger le musée du Caire après que des pillards s’y étaient introduits.

La demande de démocratie ; depuis le temps que l’on nous serinait qu’il y a des peuples ontologiquement étrangers à la revendication démocratique et qui n’y ont pas droit ! eh bien, la preuve est faite que non ; et elle se fait, cette preuve, au Caire autant qu’à Tunis.

Et je ne parle pas du malaise des grandes puissances, égal dans les deux cas : jusqu’à la Chine (qu’il faudra bien s’habituer à placer au premier rang des plus puissantes des grandes puissances) qui a bloqué le mot « Egypte » sur son réseau de micro-blogging Sina !

Reste que les situations ne sont pas, pour autant, les mêmes et que les différences, n’en déplaise à la pensée toute faite, l’emportent sur les points communs.

Moubarak, d’abord, n’est pas tout à fait Ben Ali et, despote pour despote, offrira une résistance plus coriace : en témoigne l’habileté diabolique avec laquelle il a, dès les premières heures du mouvement, retiré sa police, ouvert les portes de ses prisons et laissé la pègre déferler sur la capitale et terroriser les classes moyennes.

Le régime de Ben Ali, ensuite, était un régime policier quand celui de Moubarak est une dictature militaire : or les régimes policiers, avec leurs réseaux de mouchards, d’agents doubles et de flics infiltrés, tiennent tant que les peuples ont peur et tombent quand ils se révoltent ; les dictatures militaires, révolte ou pas, tiennent tant que tient l’armée et ne s’effondrent que quand l’armée les lâche.

L’armée égyptienne, justement, n’est pas l’armée tunisienne : elle fut l’accoucheuse du régime avec Nasser ; son pilier, sous Sadate ; elle est, aujourd’hui, au terme de trente années d’état d’exception, l’ossature, non seulement de l’Etat, mais d’une part de la société: l’imagine t-on, cette armée, poussant Moubarak dans son avion aussi vite que cela se fit avec Ben Ali  – et sans garder, d’une manière ou d’une autre, le contrôle du pays ?