Adéu a Nihil Obstat | Hola a The Catalan Analyst

Després de 13 anys d'escriure en aquest bloc pràcticament sense interrumpció, avui el dono per clausurat. Això no vol dir que m'hagi jubilat de la xarxa, sinó que he passat el relleu a un altra bloc que segueix la mateixa línia del Nihil Obstat. Es tracta del bloc The Catalan Analyst i del compte de Twitter del mateix nom: @CatalanAnalyst Us recomano que els seguiu.

Moltes gràcies a tots per haver-me seguit amb tanta fidelitat durant tots aquests anys.

dimarts, 19 de juny de 2012

Alger és només a una hora i mitja de Toulouse.


C'est la première fois qu'un membre de la famille Merah s'exprime. Abdelghani, 35 ans, est le frère aîné de Mohamed, l'auteur des meurtres en série de militaires et d'enfants juifs qui ont plongé la France dans la tragédie entre le 11 et le 19 mars. Son frère cadet Abdelkader a été, lui, placé en détention : la justice le soupçonne d'avoir apporté une aide logistique à Mohamed Merah et d'avoir favorisé sa radicalisation. Quant au père, il vient de déposer une plainte contre X pour meurtre. Il vise la hiérarchie policière qui a donné l'ordre de tuer son fils après 32 heures de négociations.

Le Point.fr : Pourquoi avez-vous décidé de sortir du silence ?

Abdelghani Merah : Que peut-on dire face à un tel drame ? Présenter ses condoléances aux familles des victimes, mais comment cela peut-il être compris alors que votre propre frère est responsable d'un massacre d'une rare cruauté ? Je suis anéanti comme ont dû l'être les parents d'Anders Breivik (il a tué 77 personnes en Norvège, NDLR). Je m'exprime aujourd'hui, parce que j'ai été touché par Albert Chennouf, le père d'un des militaires assassinés (il a présenté ses condoléances à la mère de Mohamed Merah, NDLR). Il n'a pas de haine malgré la douleur. J'aurais aimé avoir un père de cette envergure. Il est à la recherche de la vérité, je l'aiderai comme j'aiderai toutes les familles à faire la lumière sur cette tragédie qui aurait pu être évitée.

Votre père et votre mère n'ont eu aucune attention pour les victimes ou leur famille, comment l'expliquez-vous ?

C'est la raison principale pour laquelle je m'exprime aujourd'hui. L'attitude de mon père est totalement indécente, sa plainte est extravagante. On dit qu'il cherche à établir des responsabilités dans la mort de son fils. Mais le premier responsable de cette horreur, c'est lui. Quand il parle, je me dis "mais faites-le taire" : on l'écoute avec une certaine complaisance. C'est une honte totale. Son combat n'est pas le mien. Il devrait s'interroger sur ses propres erreurs qui ont abouti à faire de son fils un monstre rempli de haine. Mon père est loin d'être un exemple.

C'est-à-dire ?

Où était-il durant toutes ces années où nous avions besoin de lui ? Et quand son fils était retranché dans son appartement, a-t-il proposé de venir négocier sa reddition ? Alger n'est pourtant qu'à une heure et demie de Toulouse.