Adéu a Nihil Obstat | Hola a The Catalan Analyst

Després de 13 anys d'escriure en aquest bloc pràcticament sense interrumpció, avui el dono per clausurat. Això no vol dir que m'hagi jubilat de la xarxa, sinó que he passat el relleu a un altra bloc que segueix la mateixa línia del Nihil Obstat. Es tracta del bloc The Catalan Analyst i del compte de Twitter del mateix nom: @CatalanAnalyst Us recomano que els seguiu.

Moltes gràcies a tots per haver-me seguit amb tanta fidelitat durant tots aquests anys.

dimecres, 14 de setembre de 2005

Seguint la pista d'Al-Qaeda

Ludovic Monnerat recomana la lectura del llibre "Sur les traces d'Al-Qaïda", escrit per membres dels còssos especials de l'US Army, perquè il·lustra, d'una banda, sobre com funcionen els destacaments Alpha de les Special Forces US i, de l'altra, perquè posa sobre la taula les dificultats d'encaix entre l'exèrcit tradicional i les forces especials.

Comme le rappellent les auteurs, l’invasion de l’Afghanistan et le renversement des Taliban ont été menés avec 600 opérateurs des forces spéciales américaines et britanniques – généreusement appuyés par l’aviation et ses munitions de précision. Une victoire de la pensée non conventionnelle, de la multiplication des forces (un détachement de 12 hommes peut instruire et engager un bataillon de 600 combattants locaux). Mais la hiérarchie de l’armée américaine n’a pas tardé à vouloir reprendre le contrôle de l’opération, à imposer ses procédures de planification, à minimiser les risques sans égard aux opportunités perdues. Lorsque la capture d’une cible aussi importante que Mollah Omar doit être abandonnée parce que la planification d’une action directe interforces prend entre 3 et 4 jours, c’est qu’il y a un problème majeur au niveau du commandement.
En fait, c’est toujours un problème de culture militaire qui obère les forces armées US. L’officier américain type préfère les actions méthodiques, minutieusement planifiées et conduites d’après le plan préétabli. Il recherche une supériorité écrasante pour minimiser les risques, et tend à privilégier les habitudes pour faire face à l’incertitude. Malgré le caractère non conventionnel des conflits menés en Afghanistan puis en Irak, les us et coutumes de la guerre symétrique continuent d’être reproduits. Le récit de la longue et chaotique colonne blindée qui ouvre le livre, au lieu d’un assaut héliporté autrement plus rapide et furtif, en est un exemple frappant. La dépendance totale envers un lointain quartier-général, délivrant avec un lenteur désespérante l’autorisation de mener des opérations sensibles, en est un autre.