Adéu a Nihil Obstat | Hola a The Catalan Analyst

Després de 13 anys d'escriure en aquest bloc pràcticament sense interrumpció, avui el dono per clausurat. Això no vol dir que m'hagi jubilat de la xarxa, sinó que he passat el relleu a un altra bloc que segueix la mateixa línia del Nihil Obstat. Es tracta del bloc The Catalan Analyst i del compte de Twitter del mateix nom: @CatalanAnalyst Us recomano que els seguiu.

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dimarts, 15 de novembre de 2005

França, el Katrina i la papanateria mediàtica

Xavier Sala-i-Martin posa, una vegada més, el dit a la nafra de la papanateria mediàtica i compara, en aquest article, la incoherència entre les bajanades que es van publicar a conseqüència de la catàstrofe del Katrina i el que ara es diu respecte els aldarulls a França.
Según la teoría, en un país con tanto sector público como Francia ni hay guetos (hay barrios multiculturales), ni las diferencias de renta pueden ser tan grandes como para que los pobres se subleven (eso sólo puede pasar en Estados Unidos), ni el gobierno puede ser incapaz de solucionar problemas (eso sólo ocurre cuando se ha adelgazado demasiado al sector público), ni la representación parlamentaria y en el gobierno de la minoría musulmana puede ser casi nula (porque el proceso electoral lo financia con dinero público). Según la teoría, un 14% de paro (30% entre los jóvenes pirómanos de París) no tiene nada que ver con el exceso de subsidios, la falta de movilidad social no tiene nada que ver con la incapacidad del estado por garantizar la igualdad de oportunidades y la violencia generalizada no tiene nada que ver con un posible fracaso del tan cacareado “modelo social europeo”.

Después del silencio y el desconcierto inicial, los druidas del antiamericanismo visceral han vuelto a publicar su opinión. Obviamente, ahora no utilizan ni la misma lógica ni las mismas sandeces que usaron hace quince días para despotricar contra los Estados Unidos a raíz del Katrina. Ahora no se trata del fracaso de un sistema injusto o de la decadencia de una gran potencia europea. Ahora, la culpa es del patrón mundial de consumo que obliga a los jóvenes a tener deseos materialistas inalcanzables que causan frustración y despiertan sus instintos pirodestructivos, de las desigualdades económicas en el mundo (causadas por el mercado, naturalmente) que son tan grandes que ni siquiera un estado tan benevolente como el francés las puede reducir, del ministro Sarkozy porque calificó de “chusma” a los jóvenes y éstos no tuvieron más remedio que lanzarse a carbonizar coches o del gobierno de derechas que recortó los subsidios introducidos por los buenos de los socialistas.

ADDENDA.- La papanateria mediàtica és universal. De la mateixa manera que Xavier Sala, Ludovic Monnerat posa en evidència la retòrica auto-intoxicadora dels media en un reflexió sobre un article de Claude Monnier a 24 Heures on afirmava que
Bush et Chirac ne s'aiment pas. Pourtant, ils devraient car ils barbotent l'un et l'autre dans la même panade. Alors que leurs Etats respectifs se déglinguent sous leurs yeux, les Etats-Unis à cause de l'Irak et de Katrina notamment, la France à cause de son économie malade, de son chômage proliférant et de l'insurrection de ses banlieues, aucun des deux chefs d'Etat ne sait vraiment quoi faire, ou même quoi dire, au-delà de banalités d'usage qu'ils profèrent sur un mode automatique.
Els tòpics i la retòrica alimentada en un clixé ideològic antinordamericà, en oberta contradicció amb els fets, conforma l'espai mediàtic de la correcció política. Tòpics i retòrica que no suporten el més mínim anàlisi racional de la realitat, com s'encarrega de mostrar Monnerat.
Laissons de côté de la France, dont la situation a été abondamment discutée ci-dessous, et penchons-nous sur les Etats-Unis. Ainsi donc, ce pays serait en train de se déglinguer. Est-ce que cette affirmation est fondée sur une projection démographique, une analyse économique, un rapport de force militaire, un bilan culturel, une enquête sociétale ? Est-ce que des faits viennent à l’appui de ce jugement pour le moins définitif ? Plutôt des références : l’Irak, un conflit armé présenté régulièrement comme un « désastre » et un « bourbier », qui pourtant occasionne une percée démocratique sans précédent, ainsi qu’une catastrophe naturelle dont la médiatisation apocalyptique fait oublier qu’elle a entraîné la mort d'environ un millier de personnes. De petites touches sémantiques qui suffisent pour bien faire comprendre ce que l’on entend.

Bien entendu, lorsque l’on approfondit la question, on voit mal en quoi l’opération militaire américaine en Irak amènerait le pays à se déglinguer : une armée de volontaires qui subit des pertes minimes (moins de 2% des soldats déployés morts ou blessés), qui ne grève pas le budget de la nation (environ 4% du PIB investis dans la défense) et qui se comporte globalement de manière honorable (les cas genre Abu Ghraib sont isolés) ne peut en aucun cas provoquer une fracture sociétale.
Per concloure que:
Il est donc assez aisé de démontrer que Claude Monnier ne se situe pas dans une démarche analytique. L’Irak n’est pas pour lui un sujet de réflexion ou d’étude, mais bien un nom de code, une image figée, un acte de foi détaché de l’évolution de la situation. Nul besoin de s’intéresser à ce qui s’y passe, à ces votes populaires qui ont un retentissement extraordinaire, à ce développement économique et médiatique exceptionnel dans la région : la chose est entendue, l’Irak est à peu de choses près un nouveau Vietnam, et les faits doivent impérativement entrer dans le sens historique que l’on a projeté – quitte à les mettre de côté s’ils s’obstinent à ne pas le faire. En d’autres termes, les quelques lignes de l’éditorialiste vedette de 24 Heures expriment une croyance à destination des fidèles.