Adéu a Nihil Obstat | Hola a The Catalan Analyst

Després de 13 anys d'escriure en aquest bloc pràcticament sense interrumpció, avui el dono per clausurat. Això no vol dir que m'hagi jubilat de la xarxa, sinó que he passat el relleu a un altra bloc que segueix la mateixa línia del Nihil Obstat. Es tracta del bloc The Catalan Analyst i del compte de Twitter del mateix nom: @CatalanAnalyst Us recomano que els seguiu.

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dijous, 9 de novembre de 2006

L'exèrcit dels EUA, vencedor de les eleccions

És la tesi de Guy Sorman:
Dans l’intérêt , sinon de la paix hors d’atteinte avec les islamo fasciste , islamistes radicaux et autres factions intégristes en croisade contre l’Occident , ces élections américaines confèrent tout de même le meilleur résultat que nous , spectateurs plus ou moins exposés au terrorisme et plus ou moins engagés sur le théâtre des opérations , nous pouvions espérer. Les deux Partis et le Président ont été condamnés par leurs électeurs à cohabiter et par suite à gérer ensemble , le conflit ; ce qui ne garantit pas une solution heureuse et rapide mais qui devrait pour l’avenir nous protéger des décisions hâtives et des emportements irréfléchis. Ce consensus obligé devrait aussi renforcer le poids de l’armée américaine : la gauche académique anti- américaine , préférera , comme en Europe, évoquer le complexe militaro -industriel.

De fait , complexe ou pas , c’est aux militaires que les politiques vont s’en remettre . Or ces militaires ont totalement repensé leur erreurs et stratégie en Irak .

Sans attendre le résultat des élections, les dirigeants de l’armée américaine avaient fait connaître ce que serait leur stratégie à venir. De retrait, il n’est pas question. Les généraux qui reviennent du théâtre des opérations ont analysé leurs erreurs. La première fut d’appliquer à l’Irak des méthodes initialement conçues pour vaincre les troupes soviétiques : une force maximum de destruction. Les militaires n’imaginaient pas qu’ils devraient gérer, directement, un pays en ruine. L’improvisation a conduit les militaires à commettre nombre d’erreurs, souvent liées à leur ignorance des traditions locales, à la sous-estimation des allégeances religieuses et tribales. Ils ne s’attendaient pas non plus à ce que les professionnels de la terreur, Al Quaida et d’anciens officiers du Baath, fassent preuve d’autant d’intelligence tactique pour former et mobiliser sur place des armées de nouvelles recrues. La principale conclusion qu’en retire l’état-major américain, c’est que la supériorité militaire ne sert pas à grand chose ; l’important est d’instaurer la légitimité du nouveau gouvernement (en Irak comme en Afghanistan) et celle de la présence américaine .Cette légitimité peut s’atteindre en respectant les coutumes locales et en impliquant l’armée dans des tâches humanitaires et administratives : le soldat américain ne sera plus seulement un soldat mais un administrateur et à l’école de la réalité. Les modes de commandement seront bouleversés pour que ce soldat, puisse prendre, sur le terrain, les initiatives que la situation requiert, sans attendre des ordres théoriques venus d’en haut. La lutte contre l’insurrection se jouera à la base, dans la relation que les militaires parviendront à établir ou non avec la population locale. L’instauration de la démocratie reste-t-elle l’objectif au Proche-Orient ? Revu à la baisse, le désir de démocratie sera « minimaliste et réaliste ».

Les grandes lignes de cette nouvelle stratégie américaine qui n’ont pas encore été rendues publiques s’appliquent déjà. Au Combined Arms Center de Fort Leavenworth (Kansas) que dirige le général David Petraeus, l’école de formation des officiers supérieurs, les programmes accordent la priorité à la culture, à la responsabilité du soldat, à une meilleure connaissance de l’ennemi et du terrain.

(...)

Face à cet establishment militaire qui a déjà fixé la prochaine étape de la guerre, Démocrates et Républicains désormais embarqués ensemble , n’auront d’autres choix que de suivre .