Adéu a Nihil Obstat | Hola a The Catalan Analyst

Després de 13 anys d'escriure en aquest bloc pràcticament sense interrumpció, avui el dono per clausurat. Això no vol dir que m'hagi jubilat de la xarxa, sinó que he passat el relleu a un altra bloc que segueix la mateixa línia del Nihil Obstat. Es tracta del bloc The Catalan Analyst i del compte de Twitter del mateix nom: @CatalanAnalyst Us recomano que els seguiu.

Moltes gràcies a tots per haver-me seguit amb tanta fidelitat durant tots aquests anys.

divendres, 13 d’abril de 2007

Per què estem perdent la guerra de les idees?

Ho explica Claude Moniquet, president de l'ESISC:

Inutile de chercher plus loin qu’àRome une parfaite illustration de la lâcheté, de l’hypocrisie et de la «sournoiserie » du monde démocratique : il suffit de se référer à l’affaire Mastrogiacomo. Pour obtenir sa libération, l’Italie a exercé de « fortes pressions » (dixit le président Karzaï) sur les autorités afghanes pour faire relâcher 5 Talibans en échange du journaliste. Au passage, la république italienne, bonne fille, aurait versé deux millions de dollars aux ravisseurs. Mais en « oubliant » chauffeur et interprète qui ont été assassinés d’horrible façon1.Double leçon, donc, pour les djihadistes et, surtout, pour ceux qui les observent : oui nous sommes lâches (nous négocions) et oui nous sommes sournois, hypocrites et indifférents aux autres : nous sauvons nos compatriotes à n’importe quel prix mais nous laissons tomber les « locaux » qui nous aident…

Lâcheté, à nouveau, mais doublée cette fois de vénalité, à Londres. Une quinzaine de marins britanniques se rendent, sans tirer un seul coup de feu, même en l’air contre leurs assaillants (il est permis de penser que, devant une attitude plus ferme, les Pasdarans auraient reculé) puis ils se prêtent au jeu de leurs ravisseurs en confessant à la télévision des fautes imaginaires et en se laissant filmer, joyeuse petite bande, à des fins de propagande (toute chose qui, soit dit en passant, pourraient être constitutives d’un crime de trahison…). Pour couronner le tout, on ajoutera à ce déplaisant tableau une bonne touche de vénalité : à peine rentrés à la maison, les militaires britanniques vendent au prix fort leurs souvenirs à la presse people. A défaut d’avoir été courageux, les soldats de Sa Gracieuse Majesté ont le sens des affaires.

On croit rêver. Mais le rêve c’est à l’ennemi, qui n’en espérait sans doute pas tant, que nous l’offrons car nous correspondons en tous points, en cette double actualité, à l’image qu’il s’efforce de peindre de nous. A nos alliés, nous offrons un cauchemar : que vaut notre engagement, de quel poids sont nos promesses ? Quant à nous, entre rêve et cauchemar, nous ne faisons que construire notre propre avenir et, si nous ne nous reprenons pas, il sera sombre. La guerre contre le terrorisme n’est pas que militaire, policière ou judiciaire. Elle est aussi psychologique.