Adéu a Nihil Obstat | Hola a The Catalan Analyst

Després de 13 anys d'escriure en aquest bloc pràcticament sense interrumpció, avui el dono per clausurat. Això no vol dir que m'hagi jubilat de la xarxa, sinó que he passat el relleu a un altra bloc que segueix la mateixa línia del Nihil Obstat. Es tracta del bloc The Catalan Analyst i del compte de Twitter del mateix nom: @CatalanAnalyst Us recomano que els seguiu.

Moltes gràcies a tots per haver-me seguit amb tanta fidelitat durant tots aquests anys.

dimecres, 24 d’octubre de 2007

Un liberal polonès

Guy Sorman descriu el liberalisme del futur primer ministre polonès Donald Tusk:
Je n’ai rencontré Donald Tusk , fondateur du Parti libéral polonais Plateforme civique et futur Premier ministre , pour la première fois que cette année, à Varsovie, lors d’un débat public au Collegium civitas. C’est alors que j’ai réellement compris ce que La solution libérale avait apporté à Donald Tusk. Non seulement j’argumentais contre l’erreur absolue que fut le communisme mais je proposais une alternative ; cette alternative n’était pas la social-démocratie, ce n’était pas la troisième voie, ni marxiste ni capitaliste qui, dans les années 1980, fut tant à la mode dans le mouvement Solidarité. J’allais jusqu’à montrer que la social-démocratie reposait sur les mêmes principes anti-naturels que le communisme ; c’était un marxisme sucré, mais du marxisme tout de même. Le libéralisme, à l’inverse, était l’expression de la nature humaine ; de plus, le libéralisme n’étant pas une idéologie, il pouvait s’adapter aux cultures, valeurs et circonstances locales.

En écoutant Donal Tusk reprendre ces thèses lors de notre débat, je me réjouis de ce qu’il ait parfaitement compris la substance du libéralisme ; il l’avait polonisé et c’est exactement ce qu’il convenait de faire. Il utilisa aussi, au cours de notre débat, une expression que j’ai appréciée et que j’ai reprise à mon compte : il appelle l’économie libérale, l’économie “normale”. Ceci est bien vu : le marché est éminemment normal dans la mesure où il correspond à ce que les hommes savent faire sans contraindre leur nature. Au cours de ce même débat, j’ai constaté avec grande satisfaction que Tusk résistait à certains de ses supporters dans la salle qui auraient souhaité un libéralisme plus intransigeant, plus pur. Mais Tusk préfère le pragmatisme : il a raison de ne pas céder à la tentation redoutable de transformer le libéralisme en une doctrine intransigeante. Certains ultralibéraux polonais font du libéralisme un marxisme à l’envers : c’est effrayant et ce n’est pas le choix de Tusk. Tant mieux. Donald Tusk n’est et ne sera pas un libéral à 100%, mais un libéral polonais, catholique et de son temps. Il ne fera pas de révolution libérale mais les peuples sont fatigués des révolutions. Le libéralisme, je pense, sera sa boussole dans la jungle politique mais le chemin ne peut pas être tout droit.