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Même quand elle a tort, la gauche a toujours raison. Même quand elle perd dans les urnes, la gauche veut l’emporter dans la rue. Même quand elle échoue dans l’analyse, la gauche veut l’emporter dans la compassion.
La gauche veut toujours réécrire l’histoire à son avantage ; c’est une question de survie. Et c’est pourquoi, conformément aux enseignements précieux de Gramsci, il lui faut contrôler l’éducation et les médias, c’est-à-dire les instruments lui permettant de formater et remplir nos cerveaux. Ce formatage fonctionne au point que la droite, même décomplexée, cherche ses références historiques ou ses experts en croissance à gauche, comme si les grandes âmes ne sauraient être à droite.
Voyez comment elle a réussit à inscrire dans l’inconscient collectif l’idée que l’idéologie national-socialiste (« nazie » pour utiliser la contraction du vocable allemand national-sozialismus) était un fruit pourri de l’extrême droite alors qu’elle fut la mise en application méthodique – mais à une échelle d’abord nationale – du programme de l’internationale socialiste tel qu’il fut rédigé par Marx et Engels, les théoriciens de la « dictature du prolétariat ». A ce titre, le programme hitlérien était une déclinaison nationaliste (et raciste) du projet impérialiste et totalitaire de Staline. Mais tout cela reste au sein d’une même famille idéologique et détestable qui met l’Etat, la raison d’Etat ou le parti au centre et au-dessus de tout. Et c’est pour cette raison qu’elle est détestable