Adéu a Nihil Obstat | Hola a The Catalan Analyst

Després de 13 anys d'escriure en aquest bloc pràcticament sense interrumpció, avui el dono per clausurat. Això no vol dir que m'hagi jubilat de la xarxa, sinó que he passat el relleu a un altra bloc que segueix la mateixa línia del Nihil Obstat. Es tracta del bloc The Catalan Analyst i del compte de Twitter del mateix nom: @CatalanAnalyst Us recomano que els seguiu.

Moltes gràcies a tots per haver-me seguit amb tanta fidelitat durant tots aquests anys.

dimecres, 9 de juliol de 2008

S'ha disparat tant com pensem el preu del petroli?

Un article publicat a Le Monde per Stéphane Lauer assegura que no. Segons un estudi d'Arthur D. Little, perquè fos proporcional al nivell de vida de 1984 el litre de gasolina hauria de valer avui 2,5 euros, és a dir, 200 dòlars el barril.
L’essence coûte-elle trop chère ? Lorsqu’on se place du côté des pêcheurs, routiers, taxis et automobilistes, la réponse est assez évidente. La hausse des prix des carburants est en train de mettre en péril quantité de professions, créant des situations individuelles dramatiques. Pourtant, lorsqu’on remet les choses en perspective, la réponse n’est pas si limpide.

Tout un chacun est persuadé que le budget consacré à ses déplacements a explosé. C’est vrai sur le très court terme, mais lorsqu’on prend un peu de recul, cette impression se révèle fausse. Prenons le coût d’usage d’une voiture, qui comprend l’amortissement du prix d’achat, l’entretien, l’assurance, le carburant, les taxes et réglementations. Dans cette enveloppe, le carburant compte pour environ un tiers. Or, malgré la flambée récente des prix du baril, le cabinet Arthur D. Little a calculé que le coût d’usage actuel d’un véhicule est encore de 30 % à 35 % inférieur à celui de 1984. “Il faudrait que le prix de l’essence atteigne 2,5 euros le litre pour retrouver le niveau du coût d’usage de 1984, soit un baril à 200 dollars !” note le cabinet.

Autre façon d’aborder le problème : sur une longue période, se déplacer coûte de moins en moins cher. Deux indices tendent à le prouver. Le parc automobile a littéralement explosé. En Ile-de-France, en vingt ans, le taux d’équipement automobile des ménages a augmenté de l’ordre de 30 % et la proportion de ceux possédant plusieurs voitures a doublé.

La raison : le pouvoir d’achat a progressé à un rythme infiniment plus rapide que le prix de l’énergie. Le consultant Jean-Marc Jancovici s’est livré au calcul suivant : selon lui, le prix du baril de pétrole en monnaie constante valait 20 dollars en 1880, moins de 20 dollars en 1970 et en 1990. Or depuis 1880, le pouvoir d’achat a été multiplié par dix ! “L’énergie abondante et à bas prix a progressivement permis au consommateur occidental de se retrouver à la tête d’une armée d’”esclaves énergétiques”, qui nous fournissent objets et nourriture à profusion, mobilité à bas prix et tout ça pour juste 35 heures par semaine”, résume M. Jancovici.