Adéu a Nihil Obstat | Hola a The Catalan Analyst

Després de 13 anys d'escriure en aquest bloc pràcticament sense interrumpció, avui el dono per clausurat. Això no vol dir que m'hagi jubilat de la xarxa, sinó que he passat el relleu a un altra bloc que segueix la mateixa línia del Nihil Obstat. Es tracta del bloc The Catalan Analyst i del compte de Twitter del mateix nom: @CatalanAnalyst Us recomano que els seguiu.

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dimecres, 6 d’agost de 2008

La resistència francesa també va ser britànica

Sorprenentment, l’edició en francès del llibre «Des anglais dans la Resistance. Le Service Secret Britannique d’Accion 1940-1944 » havia estat censurada fins ara. Publicat per primera vegada a Londres el 1966 en anglès, la seva traducció va ser prohibida pel govern britànic per motius polítics i diplomàtics: no provocar la ira del general de Gaulle i les protestes dels antics resistents. Per què? Doncs, perquè l’exhaustiva documentació aportada per la investigació feta per Michael Foot desmitifica que la resistencia fos únicament una cosa de francesos -comunistes i gaullistes- i mostra el paper fonamental que van jugar el serveis secrets britànics.


Il est consacré aux actions menées en France par le Special Operations Executive (SOE), créé par Churchill en 1940 avec mission de « mettre le feu à l'Europe ». Opérant d'abord en France de façon autonome à l'insu de la France libre, SOE s'entendit ensuite avec elle pour des actions communes. Tous les agents de la France libre chargés d'actions subversives ou d'organisations militaires dans l'hexagone furent ainsi formés par SOE, qui assura également la plus grande partie des livraisons d'armes et de matériel radio à la Résistance. Mais le service britannique continua de créer et d'entretenir des réseaux de sabotage et d'intervention sous contrôle strictement britannique, alors même que la majorité de leurs membres étaient français. Bénéficiant d'un exceptionnel accès aux archives les plus secrètes, Michael Foot a révélé des épisodes qui ont défrayé la chronique, comme l'affaire du réseau CARTE, l'affaire Grandclément, la chute du réseau Prosper, et des personnalités troubles comme Mathilde Carré, dite « La Chatte » ou héroïques comme Yeo-Thomas, qui tenta de sauver Pierre Brossolette. Dans cette somme, qui se lit comme un roman d'espionnage et d'action, Michael Foot révolutionne l'idée reçue que la Résistance, dont la grandeur ne fait aucun doute, fut une affaire purement franco-française, qu'elle fut communiste ou gaulliste. Extrême est donc la surprise, voire le choc, de découvrir l'étendue de l'action directement menée en France par les Britanniques, et le nombre de Français qui y furent engagés. On y apprend comment cette présence anglaise en France est restée secrète, alors qu'elle était connue et établie dans le reste de l'Europe. Michael Foot nous offre ici le récit de cette coopération conflictuelle, de cette double résistance, l'une française et clandestine, l'autre alliée et illégitime, qui ne fit que renforcer l'inimitié entre Churchill et De Gaulle. Outre la masse d'informations réunies, ce renversement de perspective fait le grand intérêt de cet ouvrage capital, dont les notes et l'avant-propos de Jean-Louis Crémieux-Brilhac, l'un des plus grands résistants français, éclairent la lecture pour le public français. Michael Foot, francophile avéré, a participé à la 2e guerre mondiale comme officier de renseignement duSpecial Air Service (SAS), unité de parachutistes chargée d'opérer sur les arrières ennemis. A cette expérience personnelle s'ajoute une très solide et brillante carrière d'historien, qui l'a conduit à la chaire d'histoire moderne de l‘Université de Manchester. SOE in France, paru pour la première fois en 1966, a été révisé par ses soins en 2004.