Adéu a Nihil Obstat | Hola a The Catalan Analyst

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dilluns, 22 de setembre de 2008

Els Estats Units haurien de copiar Suïssa

J.P. Chevallier:
Les deux (gros) problèmes qui se posent actuellement ont été mal résolus par d’autres : le gouvernement, la SEC et les régulateurs comptables…

Les solutions sont finalement relativement simples mais comme le secteur financier est très complexe, il est difficile de les trouver par soi-même.

Pour s’en sortir, il suffit de faire comme les cancres : copier sur les meilleurs élèves de la classe économique et financière mondiale, à savoir les petits Suisses.

Les ventes à découvert dites à nu, sans couverture (naked, quand un investisseur vend un titre qu’il n’a même pas emprunté préalablement), sont interdites sur le marché SWX de Zurich.

Aux États-Unis, les dirigeants de la SEC font encore l’erreur monumentale de ne pas prendre une telle décision (ils l’ont limitée dans le temps et pour certaines valeurs seulement).

Par ailleurs, en Suisse, les établissements financiers ont l’obligation… morale ! de ne pas investir dans des produits financiers complexes (dits dérivés) dans l’immobilier car ils savent que, s’ils peuvent être rémunérateurs à court terme, ils présentent trop de dangers potentiels (certaines banques ont subi de lourdes pertes dans la crise immobilière des années 90, ce qui leur a servi de leçon).

Aux États-Unis, la possibilité de cession de paquets de dettes immobilières (émises au départ par la Fannie et le Mac) a eu de graves conséquences à partir du moment où leurs derniers possesseurs n’ont pas trouvé d’acquéreur : le marché est alors devenu illiquide pour reprendre l’expression utilisée trompeusement par les professionnels.

Cette interprétation n’est pas correcte car, si un produit n’a pas d’acheteur, sa valeur est nulle.

De tels produits, achetés et payés $10 milliards par exemple par des établissements financiers (banques et compagnies d’assurance) dans l’espoir de les revendre à un prix supérieur, ont souvent perdu toute valeur à partir d’un certain moment et d’un certain niveau de prix.

Ils auraient alors dû être enregistrés à leur juste valeur potentielle dès la constatation de l’absence d’acquéreur, à savoir : zéro.

Mieux : ils auraient dû être enregistrés à leur juste valeur potentielle, zéro, dès leur acquisition, mais dans de telles conditions, ce marché n’aurait pas pu exister (ce qui aurait été préférable !).

Le problème est qu’aux États-Unis et dans un certain nombre de pays, ces marchés se sont développés car beaucoup de gens (les dirigeants des établissements financiers et les traders) en tiraient des bénéfices considérables.

Il n’y a eu aucun frein, aucune limite si ce n’est le risque de faillite qui n’était pas pris en considération car les revenus encaissés par ces personnes étaient très importants (plusieurs millions de dollars parfois) ce qui leur permettait, fortune faite, de vivre confortablement pendant de longues années, même après la faillite de leur ancien employeur (ce qui montre une fois de plus que la liberté totale prônée par les libertariens est fondamentalement erronée).

Il est difficile d’imposer ailleurs qu’en Helvétie l’obligation morale de ne pas investir dans des produits financiers complexes (dits dérivés) de l’immobilier !

Le gouvernement américain aurait dû identifier ce risque et obliger les régulateurs comptables à prendre les mesures qui s’imposaient, à savoir l’enregistrement pour une valeur nulle de ces dérivés de dettes, condamnant ainsi ce type de produit et de marché (comme en Suisse).

Toute la communauté financière américaine se serait alors dressée contre de telles décisions.

Oui, mais c’est là que se trouve le cœur des enjeux du capitalisme libéral : l’État doit intervenir pour imposer les bonnes règles du jeu (en considération des intérêts de toutes les parties et surtout de la population en général), et non pas laisser faire les seuls joueurs selon les règles qu’ils veulent adopter en fonction de leurs seuls intérêts propres.

Le plan Paulson ne résout pas tous les problèmes posés.

Comme il est impossible de revenir en arrière, les dispositions de ce plan sont moins mauvaises que toutes les autres solutions concevables.

Elles entrent dans le cadre d’un capitalisme libéral bien compris : l’État ne peut qu’intervenir pour éviter la propagation trop dommageable de faillites de certains établissements financiers en reprenant temporairement certains actifs présentement sans acheteurs donc sans valeur.

L’engagement est considérable : $700 milliards qui s’ajoutent aux précédentes interventions, mais il ne s’agit pas de pertes définitives car ces actifs peuvent récupérer leur valeur initiale lorsque les marchés seront repartis dans leur cours normal.

Il s’agit de sortir du patrimoine de certains établissements financiers ces actifs pour en faire supporter les risques par l’État, c’est à dire par les contribuables des États-Unis qui eux seuls peuvent en supporter globalement la charge.

Cette solution est certes inacceptable pour les établissements financiers qui sont restés prudemment en dehors de ces investissements risqués comme Wells Fargo par exemple, mais elle est actuellement indispensable pour les Américains.

George W. Bush aura été incapable d’imposer une politique efficace comme Reagan a pu le faire en son temps.

McCain, très Reagannien, a déjà pris des positions énergiques et pertinentes sur ce problème comme pour d’autres.

Il a déclaré, s’il est élu, vouloir sanctionner les dirigeants de la SEC qui sont responsables d’une partie de ces problèmes.

Les gnomes de Zurich méritent bien leur réputation de meilleurs financiers du monde.