Adéu a Nihil Obstat | Hola a The Catalan Analyst

Després de 13 anys d'escriure en aquest bloc pràcticament sense interrumpció, avui el dono per clausurat. Això no vol dir que m'hagi jubilat de la xarxa, sinó que he passat el relleu a un altra bloc que segueix la mateixa línia del Nihil Obstat. Es tracta del bloc The Catalan Analyst i del compte de Twitter del mateix nom: @CatalanAnalyst Us recomano que els seguiu.

Moltes gràcies a tots per haver-me seguit amb tanta fidelitat durant tots aquests anys.

divendres, 5 d’abril de 2013

El més terrible del genocidi de Rwanda és que va ser espontani

Totes les sentències que s'han dictat fins ara pel Tribunal Penal Internacional per a Rwanda han confirmat que el genocidi no va ser programat, sinó que es va desencadenar espontàniament després de l'assassinat del president Habyarimana i del president de Burundi en un avió. Atemptat que fins ara no ha estat investigat. És una anàlisi de Bernard Lugan.

Chaque année à l’approche du 6 avril, date anniversaire du début du génocide du Rwanda (6 avril 1994), les médias répètent les mêmes poncifs tout en se faisant, volontairement ou non, la caisse de résonance des thèses de Kigali. Nous aurons ainsi droit à des émissions de télévision annonçant des « révélations embarrassantes » pour la France, à une campagne de promotion à la limite de la complaisance pour un livre qui n’apporte rien de nouveau et à une avalanche de déclarations aussi creuses qu’orientées. Tout ceci n’est qu’enfumage.

Le fond du problème est que la thèse fondant la « légitimité » du régime de Kigali, à savoir celle du génocide « programmé » et « planifié » par les « extrémistes » hutu, a volé en éclats devant le TPIR (Tribunal pénal international pour le Rwanda). Ce tribunal créé par le Conseil de sécurité de l’ONU et siégeant à Arusha depuis 1995 a en effet, dans tous ses jugements concernant les « principaux responsables du génocide », que ce soit en première instance ou en appel, clairement établi qu’il n’y avait pas eu « entente » pour le commettre[1]. Si ce génocide n’était pas programmé c’est donc qu’il fut spontané et ce qui le provoqua fut l’assassinat du président Habyarimana.

Voilà pourquoi la question de savoir qui a ourdi cet attentat est primordiale. Or, il n’y a jamais eu d’enquête internationale menée sur ce crime qui coûta la vie à deux présidents en exercice légitimement élus, celui du Rwanda et celui du Burundi qui avaient pris place dans le même avion.

Par les énormes pressions qu’ils exercèrent sur le Conseil de sécurité de l’ONU, les Etats-Unis et la Grande-Bretagne, alliés indéfectibles du régime de Kigali, réussirent à interdire au TPIR de mener cette enquête. Comme ce tribunal spécial vient de terminer ses travaux, les auteurs de ce crime ne seront donc ni identifiés, ni poursuivis[2].

Saisie par les familles de l’équipage français de l’avion, la justice française s’est risquée sur cette affaire. Au terme de son enquête, le juge Bruguière a accusé le général Kagamé et lancé neuf mandats d’arrêt contre des membres importants de son premier cercle. Après le départ à la retraite de ce magistrat, l’enquête fut reprise par le juge Trévidic qui ajouta de nouvelles pièces au dossier et qui devra, tôt ou tard, faire la balance entre les documents contradictoires le constituant.

En attendant, Kigali est à la manœuvre car c’est l’existence même du régime qui est en jeu. Tout est donc fait pour influencer médiatiquement la justice française, l’objectif visé étant la levée des mandats d’arrêt délivrés par le juge Bruguière avant le vingtième anniversaire du génocide et ce, afin que l’enquête soit définitivement enterrée, ce qui arrangerait la communauté internationale. Le monde entier a en effet intérêt à ménager le régime de Kigali, lui qui détient la clé de la paix et de la guerre dans toute l’Afrique centrale, région productrice des minerais rares permettant à l’industrie de l’électronique de tourner. De plus, au moment où le Sahel s’embrase, personne ne veut voir un nouveau front s’ouvrir dans la région des Grands Lacs.

Le dossier de l’attentat du 6 avril 1994 cessera t-‘il donc d’être l’affaire de la Justice seule pour devenir celle de la diplomatie[3] ? Dans notre « république irréprochable », rien n’est impossible en ce domaine…