Adéu a Nihil Obstat | Hola a The Catalan Analyst

Després de 13 anys d'escriure en aquest bloc pràcticament sense interrumpció, avui el dono per clausurat. Això no vol dir que m'hagi jubilat de la xarxa, sinó que he passat el relleu a un altra bloc que segueix la mateixa línia del Nihil Obstat. Es tracta del bloc The Catalan Analyst i del compte de Twitter del mateix nom: @CatalanAnalyst Us recomano que els seguiu.

Moltes gràcies a tots per haver-me seguit amb tanta fidelitat durant tots aquests anys.

dimecres, 14 de novembre de 2007

Sortim de l’euro, ràpid!

Cada vegada són més les veus que pronostiquen una crisi de l’euro-sistema monetari europeu i reclamen una sortida dels seus països de la moneda única. Aquest és el cas de l’economista liberal francès Jean-Pierre Chevallier:


... la seule solution est donc de sortir de cet euro-système tout de suite, pendant que la parité du franc est encore proche de sa valeur initiale par rapport à l’euro car plus tard, ce sera trop tard. Le franc français redevenu indépendant dans un système de changes flottant librement, perdra de la valeur par rapport aux monnaies fortes : l’euro s’il existe encore ou le DM ressuscité. Avec un franc faible, les Français seront obligés de s’adapter aux circonstances. Ils ne pourront plus compter sur les Allemands (avec leurs excédents commerciaux considérables et l’équilibre de leurs comptes publics) pour rattraper leurs erreurs.

Bien entendu, cette solution est politiquement incorrecte mais elle serait peut-être majoritaire en cas de référendum. Les Danois et les Suédois ont refusé d’adopter l’euro (respectivement en 2000 et 2003), le Royaume-Uni n’a jamais envisagé de le faire vu la ferme et constante hostilité des électeurs, les Suisses et les Norvégiens ont refusé d’entrer dans l’Union Européenne. Tous s’en portent fort bien ! et mieux que nous! Dans tous ces pays, les électeurs ont désavoué les hommes politiques qui veulent quasiment tous adopter l’euro par panurgisme.

Rester dans l’euro-système va entraîner la France dans une situation catastrophique comme celle qu’a vécue l’Argentine (pays à faible productivité par rapport aux Etats-Unis) dont les dirigeants ont voulu accrocher le peso au dollar américain. Plus tard seront prises les décisions qui s’imposent, plus les conséquences en seront graves.
La France sera forcée de sortir de l’euro-système en catastrophe, exsangue, dans le plus grand désordre, avec une dette publique considérable et une monnaie fortement dévaluée.

Il est amusant de constater que l’euro-système a été conçu pour éclater un jour. En effet, les Trésors restent nationaux. Il n’y a pas d’euro-Trésor. Les emprunteurs souverains sont les Etats membres et non pas l’Euro-land (aux Etats-Unis, c’est le Trésor de l’Etat fédéral qui émet les emprunts souverains et non pas les Etats fédérés). En cas de sortie ou d’éclatement de l’euro-système, chaque joueur reprend ses billes. Il n’y aura pas de dettes à partager, pas d’euro-emprunts à rembourser. Seuls des bons du Trésor nationaux sont émis. Leurs rendements sont les meilleurs indicateurs de l’état de la détérioration des Etats. Comme les rendements des bons à 10 ans dans les autres pays de la zone euro sont supérieurs à ceux du Bund allemand, l’euro-système est donc appelé à éclater.

La crise du sub-prime est doucereuse à côté de celle de l’euro-système qui risque de se produire au même moment que celle des retraites… L’avenir est vraiment sombre en France.