Adéu a Nihil Obstat | Hola a The Catalan Analyst

Després de 13 anys d'escriure en aquest bloc pràcticament sense interrumpció, avui el dono per clausurat. Això no vol dir que m'hagi jubilat de la xarxa, sinó que he passat el relleu a un altra bloc que segueix la mateixa línia del Nihil Obstat. Es tracta del bloc The Catalan Analyst i del compte de Twitter del mateix nom: @CatalanAnalyst Us recomano que els seguiu.

Moltes gràcies a tots per haver-me seguit amb tanta fidelitat durant tots aquests anys.

dimarts, 29 de juny de 2010

G-20, l'èxit de no prendre cap decissió

La cimera del G-20, diu Sorman, ha estat un èxit. Per què? Perquè no ha pres cap decissió. I això és molt important, perquè quan els caps d'estat es reuneixen sempre volen prendre acords, encara que siguin equivocats, per demostrar la seva utilitat. A Toronto això no ha passat. Dues propostes dolentes, una europea consistent en aplicar un impost a la banca i una altra nord-americana reclamant menys rigor pressupostari i més despesa en "estímuls", no s'han acceptat. Gràcies sobre tot als anomenats països emergents, que han donat una lliçó de liberalisme als mateixos Estats Units.
S’il reste donc au terme de ce G20 quelques keynésiens, ils s’avèrent bien isolés : alors qu’en 2008, on nous annonçait la mort du libéralisme, néo et ancien et le grand retour de Keynes et de l’intervention cyclique des Etats, il aura suffi de deux ans à peine pour que Keynes réintègre son placard. Keynes en réalité, ce n’est pas de l’économie, mais une passion idéologique pour l’Etat contre le marché : passion coûteuse et abordable uniquement pour ceux qui ont les moyens d’entretenir cette maîtresse.

Et par-delà les mauvaises décisions non prises, ce G20 aura été remarquable par les leçons de bon sens dispensées par les pays dits émergeants tels l’Inde, le Brésil, la Chine, la Corée du Sud. Eux se souviennent de leur pauvreté de masse toute récente : ils savent comment ils y ont échappé. Ils n’étaient pauvres que pour avoir réfuté le capitalisme, fermé leurs frontières, exterminé leurs entrepreneurs. Dès l’instant où ils se sont convertis au libéralisme économique, toutes cultures et régimes politiques confondus, ces pays ont commencé à rattraper leur retard à grande vitesse. Il est tout de même paradoxal que les Présidents de Corée du Sud ou du Brésil, l’un de droite, l’autre de gauche, doivent rappeler aux Américains que la prospérité des peuples passe par le capitalisme et le libre-échange. Mais le plus remarquable sans doute, dans ces réunions au sommet – quoi que l’on pense de leur caractère ostentatoire et dispendieux – est le non-dit : nul ne prononce l’éloge de systèmes disparus – étatisme, communisme, socialisme, autarcie – et nul, fut-ce en période de crise, n’envisage d’utopie alternative au capitalisme mondialisé. Dieu sait si le capitalisme mondialisé grouille de défauts pratiques et éthiques. Dieu sait si la croissance seule ne sait pas le bonheur de l’humanité. Mais tacitement, il est admis, pas même débattu, que l’humanité a trop souffert au 20e siècle pour avoir expérimenté tant d’alternatives à ce capitalisme mondialisé : toutes ces expériences ont échoué. Il faut donc envisager que le système économique présent, parcours accidenté de pics en crise mais en ascension sur le long terme, corresponde à la nature humaine. Il est remarquable aussi dans ces sommets ostentatoires que la quasi totalité des chefs d’Etat présents ont été élus démocratiquement. L’ultime tyran, le Président chinois doit se sentir quelque peu isolé et la Présidente argentine est l’ultime témoin d’un caudillisme latino-américain en voie de disparition. Le G20 au total est une représentation d’un monde qui ne va pas si mal et dont on pourrait conclure qu’il progresse en termes matériels aussi bien que moraux.